Le lancement de CentraleTransition en septembre 2019 est motivé par un état des lieux de la planète – actuel et à venir – catastrophique : hausse des températures, tempêtes de plus en plus violentes, extension des zones inhabitables, montée des eaux, disparition de la biodiversité (60% des populations de vertébrés ont disparu en 40 ans), augmentation de l’acidification des océans de 30%, etc.

Pléthore d’études scientifiques (GIEC, OCDE, World Economic Forum) alertent sur cet état critique et s’accordent sur l’impact de l’activité humaine sur ces changements.

La responsabilité humaine va au-delà de l’émission dans l’atmosphère de gaz à effet de serre. Les activités humaines contribuent notamment à de la désertification des sols et à leur pollution, à la déforestation… Autre responsable, la recherche de minerais et de terres rares nécessaire au fonctionnement des appareils électroniques de plus en plus répandus, de plus en plus jetables.

La trajectoire actuelle, basée sur l’hypothèse que les engagements de l’accord de Paris soient respectés par tous les signataires, nous annonce un réchauffement des températures moyennes supérieur à 3°C d’ici 2100 et des conséquences dramatiques : seuls 2°C de réchauffement conduiraient à la disparition de 99% des récifs coralliens et, par comparaison, 5°C – dans l’autre sens – nous séparent de la dernière période glacière. Hélas, trois ans après la signature, 180 pays sur les 196 signataires de l’accord de Paris n’avaient pas tenu leurs engagements, nous promettant donc un réchauffement largement supérieur à 3°C.

La nécessité de maîtriser ces changements

Décider de maîtriser cette évolution et tirer le meilleur parti de nos connaissances pour construire un monde résilient et stable compte-tenu de notre éco-système, c’est précisément l’objectif de la transition écologique, qui est définie en ces termes par le ministère de la Transition écologique et solidaire, mis en place en 2017 :

La transition écologique est une évolution vers un nouveau modèle économique et social, un modèle de développement durable qui renouvelle nos façons de consommer, de produire, de travailler, de vivre ensemble pour répondre aux grands enjeux environnementaux, ceux du changement climatique, de la rareté des ressources, de la perte accélérée de la biodiversité et de la multiplication des risques sanitaires environnementaux.

Ministère de la Transition écologique et solidaire

L’heure est au mouvement – engagement, mobilisation et action – comme l’a annoncé Antonio Guterres, Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, le 10 Septembre 2018, et rappelé un an plus tard lors du Sommet Action Climat. Tous les individus et tous les secteurs d’activité sont concernés par ces changements qui ne pourront s’effectuer qu’à condition que trois acteurs majeurs s’impliquent activement : les individuels, les entreprises, et les Etats.

Pour limiter le réchauffement à 1.5°C, il faut diviser par deux les émissions mondiales de CO2 d’ici 2030 et atteindre la neutralité carbone en 2050. Au niveau de la France, cela se traduit par une nécessité de diviser par 5 à 10 nos émissions de GES, notre consommation d’énergie et de matière première.

CentraleTransition souhaite s’inscrire dans ce mouvement en regroupant des professionnels conscients de l’ampleur et profondeur du changement qu’il convient d’effectuer, et désireux de rentrer en action.